La Galerie philippe pannetier présente à l'exposition du 22/03 au 24/04/2007 les peintures de
- BERNARD BORGEAUD -
2, bis place de la calade 30000 Nîmes France Europe
Bernard Borgeaud présente une ensemble de peintures chez Philippe Pannetier à Nîmes. Après les dessins monumentaux des années 90, les peintures, encore peu montrées, représentent une nouvelle étape.
Bernard Borgeaud les commente ainsi : "Je ne peins pas à partir d'un matériel visuel constitué de choses vues ou observées ni d'images existantes ou fabriquées. Pourtant ma peinture est représentative. Ce que je représente traduit par exemple les relations spatiales entre l'intérieur et l'extérieur du corps, la perception des distances au delà de l'horizon, l'abolition des limites qui définissent des objets, la dilatation et la rétraction de la durée. Cela se construit sur des sensations non-visuelles qui font plutôt appel aux réseaux nerveux, à l'influx qui y circule, donc aussi à une vitesse de propulsion, à une qualité propre à cette vitesse qui peut varier selon les zones visées, les vecteurs empruntés ou la fulgurance de l'impulsion."
Expositions personnelles :
1970
Galerie Ileana Sonnabend, Paris
1972
Galerie Yellow Now, Liège
"Interventions" (avec Jean Le Gac), Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
“Bernard Borgeaud et Paul-Armand Gette”, Apeïros, Paris
1973
Galerie des Locataires/French Window, Paris
Galerie Yellow Now, Liège (avec Paul-Armand Gette)
"Les nuages blancs sont d’eux-mêmes des nuages blancs", Pont des Arts, Paris
1975
Musée National d’Art Moderne, Paris
1981
Maison de la Culture, Nevers
Studio 666, Paris
1982
"Exposition radiophonique", France Culture/Galerie des Locataires, Paris
1983
"nuits", ARC, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
1984
"VU », Kunsthalle, Berne
"L’origine des images", La Revue Parlée, Centre Georges Pompidou, Paris
1985
"Architecture d’oubli", Maison Internationale, Rennes
1986
"Sorte de surplomb", Galerie Arlogos, Nantes
1988
Galerie Nikki D. Marquardt, Paris
Galerie Arlogos, Nantes
1989
CREDAC, Ivry-sur-Seine
1990
Ruimte Morguen, Anvers
1991
Maison de la Culture, Bourges
Galerie Nikki D. Marquardt, Paris
1992
Galerie Art Attitude (avec Emmanuel Saulnier), Nancy
1994
Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris
Galerie Art Attitude Hervé Bize, Nancy
1995
Galerie Arnaud Lefèbvre, Paris
1997
Galerie Art Attitude Hervé Bize, Nancy
1999
Galerie Edouard Manet, Gennevilliers
Parc Saint-Léger, Centre d’art contemporain, Pougues-les-Eaux
Musée des Beaux-Arts et de la Dentelle, Calais
"Hommage à Courbet", Musée des Beaux-Arts, Lons-le-Saunier
2000
“Balthasar Burkhard et Bernard Borgeaud”, La synagogue de Delme, Centre d’art contemporain, Delme ; Musée des Beaux-Arts, Nancy ; Galerie Art Attitude Hervé Bize, Nancy
2007
Galerie Philippe Pannetier Nîmes
2010
"Modèles d’espace, figures du temps", acb scène nationale, Bar-le-Duc
"BERNARD BORGEAUD" From Point to Point Gallery Nîmes
Collections publiques :
Musée National d’Art Moderne, Paris (2 oeuvres)
Fonds National d’Art Contemporain, Paris (5 oeuvres)
Cité des Sciences et de l’Industrie (commande)
Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
Musée Municipal, La Roche-sur-Yon
FRAC Alsace
FRAC Bourgogne
FRAC Bretagne (2 oeuvres)
FRAC Centre
FRAC Pays de la Loire
FRAC Lorraine (2 oeuvres)
FRAC Haute-Normandie
Kunstmuseum, Berne
Informations web sur le travail :
http://www.frac-bourgogne.org
http://www.artfacts.net/
http://collection.fraclorraine.org
http://ppgalerie.over-blog.com/
http://www.photo.rmn.fr/cf/htm
http://www.galeries.nl
http://www.galerieartattitudehervebize.com
http://ppshop.over-blog.com/
http://www.parachute.ca/
http://www.artemis.jussieu.fr
Bernard Borgeaud est un artiste français d'origine suisse, né à Paris en 1945.
Son travail apparaît pour la première fois dans l'exposition "Plans and projects as art", organisée par Zdenek Felix à la Kunsthalle de Berne, en 1969. Il présente à cette occasion des documents sur une installation éphémère d'assez grandes dimensions constituée de plaques brillantes posés sur la mer. L'année suivante, il fait sa première exposition personnelle à la galerie Ileana Sonnabend de Paris, galerie pionnière qui a montré pour la première fois en France Rauschenberg, Warhol, Robert Morris, ainsi que plusieurs artistes italiens de "l'arte povera" comme Pistoletto ou Mario Merz.
Au début des années soixante-dix, il fréquente un petit groupe d'artistes qui gravite autour d'André Cadere (Annette Messager, Christian Boltanski, Jean Le Gac...). À cette époque, il écrit quelques textes sur ses amis, qui sont publiés aussi bien dans les "Chroniques de l'art vivant" que dans "Pariscop" ou dans la revue américaine "Arts magazine".
La première période de son œuvre se caractérise par des installations éphémères qui tentent de faire apparaître les énergies sous-jacentes qui sont à l'œuvre dans la nature (mouvements internes de la mer, transformations de la forme de l'eau, concentration et dispersion de la lumière) et par des performances qui médiatisent les relations du corps à l'espace à travers une confrontation directe avec des éléments primordiaux (l'eau, le feu, la terre, l'air). Ainsi dans Murailles d'eau (1971, documentation photographique, collection Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris), il va à la rencontre de vagues furieuses qui se brisent sur une digue.
À partir de 1976, son travail s'oriente vers des installations photographiques qui culminent à la fin des années 1970 par des œuvres de très grandes dimensions. Le Centre Pompidou acquiert une de ses œuvres, tandis qu'il est invité à la Biennale de Sydney et à la Biennale de Paris. En 1983 une grande exposition personnelle lui est consacrée à l'ARC, Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. L'année suivante, c'est la Kunsthalle de Berne qui présente un ensemble important de ses travaux photographiques. Ses œuvres entrent dans des collections publiques, tandis qu'il expose dans plusieurs pays.
Le travail de dessin, qu'il mène en parallèle depuis les années 1980, trouve l'opportunité d'être enfin montré à l'occasion d'une exposition personnelle dans l'immense salle de l'École des beaux-arts de Paris, quai Malaquais. Il réalise pour l'occasion des dessins gigantesques (notamment un diptyque de 4,40 m sur 36 m) qui sont froidement accueillis par la critique. Il entre alors à la galerie Art Attitude, dirigée par Hervé Bize, un très jeune galeriste de Nancy qui soutiendra sans défection son travail jusqu'à aujourd'hui, lui consacrant plusieurs expositions personnelles et présentant à deux reprises son travail à la FIAC (Foire Internationale d'Art Contemporain) à Paris. En 95 et 96, il séjourne au Japon pour réaliser des pièces avec la technologie NECO ou Scanachrome, qui est l'ancêtre des traceurs jet d'encre ; à cette occasion, il est invité à exposer au Metropolitan Museum of Photography de Tokyo[1].
Après une série de manifestations personnelles dans des centres d'art et des musées en 1999 (Calais, Pougues-les-Eaux, Delme, Gennevilliers, Lons-le-Saunier), il décide d'orienter son travail vers la peinture, nouveau challenge qui, plus que la technique jet d'encre, exige un temps d'étude et de maturation. Après une pause nécessaire, il revient progressivement sur la scène artistique avec des peintures de grands formats, remarquables par un coloris chaud et saturé propulsé selon des flux puissants. Alors que, dans le même temps, ses travaux de jeunesse suscitent un regain d'intérêt, il positionne les enjeux de son travail, face aux changements liés à la globalisation.